NivesAgglomération hétérogène et clairsemée, où les grès, schistes et calcaires de tous formats, les briques de toutes les couleurs se mêlent en des ensembles peu harmonieux. A l’instar de plusieurs villages de l’entité, les volumes aux gabarits les plus divers, anciens « rafistolés » et « modernes » inadaptés à l’environnement, contribuent à la banalisation de l’habitat. Eglise paroissiale St-Martin Siège d’un ancien doyenné, bel édifice néo-classique en schiste et en crépi, dû aux plans de l’architecte Cupper et érigé vers 1890 en remplacement de l’ancienne église située au milieu du cimetière. Grosse tour en hors-œuvre, en façade. Bâtiment intéressant pour le soin apporté au décor (frontons triangulaires axiaux et latéraux, fine mouluration des diverses baies, pilastres et cordons). Longue ferme en schiste crépi, sans doute du 2ème tiers du XIXes, et composée de deux volumes distincts. A gauche, nettement plus haut que les dépendances, logis indépendant de deux niveaux et double corps de cinq travées de baies rectangulaires. Appuis saillants des fenêtres et portes à larmier sobrement posé. Bâtière d’ardoise à croupettes. A droite dépendances groupant quatre étables sous le niveau du fenil. Grange d’étable à l’arrière. Longue bâtière d’ardoises. Ecole communale. Bloc néo-classique de la 2ème moitié du XIXes, en schiste crépi. Deux niveaux sur caves et cinq travées de baies rectangulaires. Toitures d’ardoise à croupes. Église Saint-MartinCette église, décanale à l’époque de sa construction, plus que centenaire, construite en 1890 remplace différents édifices dont le premier, dédié à Saint-Martin, remonte à la période des Francs vers le VIème ou VIIème siècle. Les églises de Nives se sont succédés sur l’emplacement du cimetière actuel. C’est pourquoi les déblais accumulés par les destructions des églises précédentes l’ont surérevé de près de deux mètres par rapport au terrain environnant. Á l’intérieur de l’église, vous observerez d’importante dalles funéraires des seigneurs de Cobreville(1400-1836) et des curés de Nives, provenant de l’ancienne datant de 1591. De plus, l’église contient les armoiries de Jean Cobreville (décédé le 17 juin 1597) et à droite celle de son épouse Marie Van Liefvelt (décédé le 11 juillet 1621). Les fonds baptismaux datant du XVIIème siècle. Dans le porche latéral une taque de forge portant date et blason ne relève pas de la noblesse mais de la bourgeoisie commerçante. En traversant le cimetière actuel vous pourrez découvrir le presbytère. L’église, à la construction très soignée (1890) doit son importante dimension au fait que Nives fut le siège d’un doyenné avant que celui-ci ne soit transféré à Sibret (1920) Á proximité, le cimetière recèle les fondations de l’ancienne église abandonnée en 1890. Elle avait été édifiée en 1591 ainsi que l’atteste l’inscription dédicataire, en remarquables caractères romains (à voir scellé dans le mur de l’école dans la cour du presbytère) HAEC NIVAEA QUO CULTUS ABUNDET HOMORQUE AMPLIOR ANTIQUA REDITUR ECCLESIA-1951. Á l’intérieur de l’église, on peut observer dans le porche de l’église le blason des seigneurs de Cobreville ainsi que les dalles funéraires de ceux-ci(les de Cobreville, les de Harbonniers, etc) et celles d’anciens curés. Á l’entrée latérale, o, peut voir une taque en fonte de 1692. Les fonds baptismaux sont remarquables sur pied de marbre de Saint Remy (Rochefort) datant du 18ème siècle. NivesÁ Nives, le site qui nous intéresse comprend trois centres d’intérêt : Á gauche(en arrivant) le presbytère Le presbytèreImportant bâtiment avec à l’intérieur de précieuses boiseries, abrite presque successivement deux prêtres qui étudièrent et publièrent l’histoire de leur paroisse. L’abbé Deremiens dans les années 1890 et l’abbé Henri Jacob dans les années 1960. Dans la cour du presbytère, le visiteur s’arrêtera devant une large pierre calcaire encastrée dans le mur de clôture, laquelle porte une inscription en latin , en lettres élégantes et qui rappelle l ‘inauguration de l’église de pur style roman, datant de 1591. Joignant la cour du presbytère, le cimetière actuel recèle, parmi les tombes, les substructions de cette ancienne église de 1591 qui avait subi de nombreuses modifications avant sa démolitions en 1890. C’est de ce bâtiment qui proviennent les dalles funéraires de seigneurs (les de Cobreville) et de curé du XVIIéme et Xème siècle. Ces monuments sont aujourd’hui alignés dans une nef latérale de l’église après avoir séjourné, non sans subir de dégâts, à l’extérieur du cimetière pendant près d’un siècle.
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